Comores, quarante ans d’indépendance, le bilan est déplorable

L’indépendance, un événement grandiose, un acte de bravoure, un grand soulagement, une liberté retrouvée. Cependant, chez nous aux Comores, après quatre décennies de « liberté » et de « fierté », aucun de nos régimes politiques respectifs, n’a répondu au minimum des attentes du peuple, hélas. Dès l’aube de l’indépendance, c’était déjà la disconvenance entre le père de l’indépendance et ses collègues. De nombreux hommes politiques ont montré qu’ils étaient prêts à s’entre-tuer pour accéder ou conserver le pouvoir.

gouvernement.km
Gouvernement.km

Juste après l’indépendance, c’était le moment propice pour faire fortune. Le gâteau sorti du four, tout le monde se battait pour avoir la plus grande part. Tant pis pour ceux qui n’avaient ni la voix, pour réclamer la leur, ni la force de se battre.

Une véritable curée, nos politiciens se sont fait assassiner par le bourreau français dit Bob Denard. Un vrai tueur à gages dont ses crimes abominables restent la hantise de beaucoup de Comoriens.

Quarante ans d’indépendance, que s’est-il passé depuis ?

Après un long règne despotique, dirigé par notre père de l’indépendance, ont suivi des années tumultueuses. Une série de coups d’Etat a secoué notre archipel pendant plus de vingt ans. La soif du pouvoir de nos politicards a conduit le pays à la dérive.

Personne ne se souciait du sort de notre pays déjà affecté par le retranchement de l’île de Mayotte. Ce qui a rendu et rend vulnérable l’Etat comorien.

C’étaient les années noires, noires comme une nuit dans la jungle. Deux décennies d’instabilité et d’insécurité. Profitant de la naïveté du peuple comorien, nos politiciens véreux ont su nous corrompre jusqu’au dernier.

Pour ces démagogues, le pourvoir est un pactole. Donc pour arriver à leur fin, il faut passer par la voie des urnes, avec des élections transparentes, mon œil oui !!!

Si je vous dis qu’un salarié comorien peut travailler cinq mois de suite sans être payé. Comment peut-on vivre dans une telle galère. Et ben, les Comores sont un « paradis terrestre » gouverné par des hommes de peu de foi et qui désirent ardemment qu’on ajoute foi à leurs ragots. Chez nous subsiste ce que vous appelez la solidarité, sinon l’assistance sociale. On s’entraide, on s’épaule par tous les moyens.

Quarante ans d’indépendance, on n’et pas sorti de l’auberge.

Si on a acquis l’indépendance, c’est pour vivre pleinement dans le confort du bien-être, liberté, justice et égalité. Et non se débarrasser de l’impérialiste puis l’interpeller pour un éventuel rattachement. Honte, honte, honte à nous !

Après les années sombres, incarnées par les Coups d’Etat, la crise séparatiste prit la relève. Dix ans de fourberie, mais aussi de bouffonnerie qui ont abouti à la Tournante. Une idée de génie, applaudie par moult Comoriens.

Ce n’est qu’après que la tournante a fait le tour des trois îles que nous nous sommes aperçus que c’était une ruse utilisée par les « dinosaures » pour qu’ils puissent gouverner tour à tour. La tournante s’avère donc la tontine pour eux.

Quarante ans d’indépendance, quarante ans de misère

Quand on parle des Comores, on parle aussi du « coin mort ». Triste à dire, mais c’est la vérité, les iles de la Lune sont devenues les îles de la ruine !

Depuis l’indépendance aucun secteur privé n’a été développé. Le pays est devenu, je cite : le pays de « rien-ne-va ! »

Le 6 juillet 2015, on a fêté le quarantième anniversaire de notre indépendance. Mais aujourd’hui, il ‘n’est pas possible d’accéder à certains villages faute de routes. Ne parlons pas d’eau potable, puisque c’est l’ensemble du pays qui en manque.

L’enseignement et la santé tournent au ralenti. L’électricité reste un souci majeur pour le « gouvernement ». Bref, les infrastructures sont à revoir. Et on continue toujours à nous faire croire au Père Noël.

Quarante ans d’indépendance, quarante ans d’espoir

Ari, l’espoir fait vivre, dit le dicton. Ainsi se nourrit le Comorien d’espoir !

Toutefois, nous nous contentons du fait que nous sommes un peuple « libre ». Néanmoins au lieu de construire librement notre pays, on le détruit délibérément.Pire encore, les agissements de nos dirigeants suscitent les démons de la sécession. Nous ne pouvons pas nous focaliser sur cette idée fixe. Dire que tant que Mayotte reste française, nous ne pourrons pas avancer. Il est grand temps que nous dépassions cela.

Peuple comorien, chers compatriotes, tant d’années se sont écoulées et notre pays continue à sombrer dans le vide. Nous élisons nous-mêmes nos présidents, puis nous les maudissons sitôt prit le pouvoir. Nous changeons constamment de Constitution puis nous crions « au diable ! » à notre propre Constitution. Bientôt aura  lieu la présidentielle de 2016. D’ores et déjà, les mamwegné (les messieurs) ont commencé leurs fanfaronnades. Ouvrons donc grand les yeux et choisissons bien notre prochain « filou », enfin notre prochain président, je veux dire !

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